A l’initiative du Secrétariat exécutif du Comité de Concertation État-Secteur Privé (CCESP), en collaboration avec le Projet de Promotion des Réformes Économiques et des Investissements (ProREI), l’atelier de formation-action veut faire entendre la voix des entreprises et transformer leurs préoccupations en propositions de réformes concrètes, tout en renforçant leurs capacités institutionnelles et opérationnelles.
L’ambition est de leur permettre de mieux analyser les contraintes auxquelles sont confrontés leurs membres, de construire des positions collectives fondées sur des données et de défendre efficacement leurs propositions auprès des pouvoirs publics.
L’objectif est de contribuer à un dialogue public-privé davantage orienté vers des mesures de réforme concrètes en faveur des micros, petites et moyennes entreprises (MPME).
Des AOP mieux structurées pour un dialogue public-privé plus efficace
A l’ouverture des travaux, M. Copré Georges, Conseiller technique et représentant de Mme Mariam Fadiga Fofana, Secrétaire exécutif du CCESP, a salué la mobilisation des organisations professionnelles participantes. Il a également adressé ses remerciements aux représentants des CPS, à la faitière des PME, ainsi qu’à la GIZ et au Cabinet Dorsch Impact, pour leur collaboration dans la mise en œuvre de cette initiative.

M. Copré a insisté sur le rôle stratégique des organisations professionnelles dans la qualité du dialogue entre l’État et le secteur privé. « L’État a besoin d’interlocuteurs stables et légitimes, tout comme le secteur privé a besoin de structures capables de relayer fidèlement les décisions et d’en assurer l’appropriation par leurs membres », a-t-il dit.
Pour lui, renforcer les capacités de plaidoyer des AOP ne relève donc pas uniquement d’une démarche administrative ou organisationnelle. Il s’agit d’un véritable investissement dans la crédibilité et l’efficacité du dialogue public-privé, afin de permettre aux organisations de mieux défendre les intérêts de leurs membres et de peser sur les réformes économiques qui concernent leurs secteurs.
Reine Dagbo Guilliard, Directrice de la Composante II du PROREI et représentante de Mme Milica Vukadinovic, Directrice du Cluster Économie Résiliente et Cheffe du Projet Promotion des Réformes Économiques et des Investissements, a relevé la place centrale des Associations et Organisations Professionnelles dans le développement du secteur privé.
« Elles constituent des espaces privilégiés pour identifier les obstacles rencontrés par les MPME, formuler des propositions de réformes et assurer le suivi des accords issus de la concertation », a insisté Mme Guilliard, avant d’exhorter les participants à prendre une part active aux travaux.
La formation s’articule autour de trois problématiques prioritaires, directement liées aux préoccupations des organisations participantes : l’accès aux matières premières pour l’ABPCI, l’accès des PME aux marchés publics pour la C-PME/PMI du BTP-CI et la formation professionnelle pour l’ONPCIM.
Plus d’une vingtaine de participants prennent part à cette formation animée par Sylvain Konan et Cynthia Konan, consultants-formateurs disposant d’une expérience en dialogue public-privé, plaidoyer, négociation, facilitation multi-acteurs et accompagnement des organisations professionnelles.
Du plaidoyer aux réformes : renforcer la capacité d’action des AOP
A travers cette démarche, le CCESP et le ProREI entendent faire du plaidoyer économique un véritable outil de transformation. Il s’agit de passer de la simple expression des difficultés à une démarche structurée : identifier les contraintes, documenter les problèmes, construire des propositions, négocier avec les pouvoirs publics et assurer le suivi des engagements.
Mis en œuvre par la GIZ en Côte d’Ivoire, sous la tutelle du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, et mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le ProREI vise à contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires et de l’investissement, au bénéfice d’un secteur privé ivoirien plus compétitif.
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