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Abidjan, le vendredi 27 mars 2026(LDA)-Le Forum de Zhongguancun 2026, tenu à Beijing du 25 au 29 mars 2026, confirme plus que jamais la place centrale qu'occupe désormais l'innovation dans la stratégie de développement chinoise. Présenté par les autorités comme une plateforme nationale ouverte sur le monde, l'événement ne se limite plus à exposer des avancées scientifiques ou à mettre en scène des laboratoires de pointe. Il s'affirme surtout comme un espace où la Chine cherche à montrer comment la science peut être convertie en capacité industrielle et en levier économique.
À première vue, le Forum de Zhongguancun pourrait ressembler à un grand rendez-vous technologique parmi d'autres : intelligence artificielle, 6G, interfaces cerveau-machine, sciences spatiales, biotechnologies, neutralité carbone, industries du futur… Autrement dit, tout ce qui façonne déjà — ou promet de façonner — les prochaines décennies. Mais en réalité, ce forum dit quelque chose de bien plus large sur la manière dont la Chine conçoit aujourd'hui son développement, et surtout sur le rôle qu'elle entend jouer dans un monde devenu plus instable.
L'objectif affiché est clair : faire de l'innovation non seulement un moteur de croissance, mais aussi un outil d'adaptation à un environnement mondial plus fragmenté, plus concurrentiel et plus incertain.
Dans ce contexte, la technologie n'est plus seulement une affaire de performance ou de prestige. Elle est de plus en plus considérée comme un instrument de résilience. Résilience industrielle, d'abord, à l'heure où les chaînes d'approvisionnement mondiales sont régulièrement perturbées par les tensions géopolitiques, les restrictions commerciales ou les chocs économiques. Résilience énergétique et alimentaire, ensuite, dans un monde où les enjeux de sécurité des ressources redeviennent centraux. Et résilience économique, enfin, dans la mesure où la capacité à innover conditionne désormais la montée en gamme industrielle, la transition verte et la compétitivité à long terme.
C'est précisément cette logique qui traverse le Forum de Zhongguancun. Son thème 2026 — « l'intégration complète entre les innovations technologique et industrielle » — n'a rien d'anodin. Il traduit une idée simple mais structurante : une innovation n'a de valeur stratégique que si elle peut être transformée en capacité productive et en application concrète. Le forum ne met donc pas seulement en avant des technologies de pointe ; il insiste aussi sur la manière dont elles peuvent être intégrées dans l'économie réelle.
C'est ce qui explique l'importance accordée à un sujet souvent moins spectaculaire que les démonstrations technologiques elles-mêmes : la transaction technologique. À travers son Salon international technologique et ses dispositifs de mise en relation, le forum cherche à organiser la circulation de l'innovation entre laboratoires, entreprises, investisseurs et acteurs publics. L'idée n'est pas seulement de montrer ce qui est nouveau, mais de créer les conditions de sa transformation en produit, en service, en partenariat ou en solution industrielle.
Cette dimension est essentielle pour comprendre la stratégie chinoise actuelle. La puissance technologique ne repose pas uniquement sur la capacité à inventer, mais aussi sur la capacité à faire circuler l'innovation, à la financer, à l'industrialiser et à l'insérer dans des chaînes de valeur robustes.
Dans un monde où l'incertitude devient la norme, la capacité à innover, à transformer les découvertes en solutions concrètes, et à relier les acteurs scientifiques, industriels et internationaux devient en elle-même une source de stabilité. C'est cette idée, au fond, que le Forum de Zhongguancun met en scène : la technologie n'y est pas présentée comme une promesse abstraite du futur, mais comme un outil très concret pour renforcer la résilience, soutenir la croissance, faciliter la coopération et produire un peu plus de prévisibilité dans un environnement mondial marqué par l'incertitude.
Abidjan, le jeudi 26 mars 2026(LDA)-Mme Amon Marie Rosine est la directrice du Lycée Professionnel Commercial 2 (LPC2) de Treichville, qui ambitionne de se positionner comme un établissement phare de la formation professionnelle dans le secteur tertiaire en Côte d’Ivoire. Le LPC2 est situé à proximité de la piscine d’État et de l’école régionale dans la commune de Treichville.
Selon Mme Amon, l’objectif est de former des apprenants immédiatement opérationnels, capables de s’adapter aux réalités du monde du travail.
Ainsi, le LPC2 propose trois filières : Secrétariat-Bureautique, Comptabilité et Comptabilité-Commerce. Sa mission est de former des techniciens opérationnels, dotés de compétences pratiques en gestion administrative et bureautique, en comptabilité et en commerce. Les élèves y apprennent à tenir des comptes, gérer l’accueil et la correspondance, maîtriser les outils bureautiques, l'application des techniques de vente et de relation client.

Ces compétences leur permettent de s’insérer rapidement sur le marché de l’emploi ou de poursuivre leurs études en BTS ou en licence professionnelle.
L’accès au LPC2 se fait par concours d’entrée ou par orientation/affectation via la Direction de l’Orientation, des Bourses et de la Mobilité (DOBM). La formation, d’une durée de trois ans après la classe de 3e, conduit à l’obtention du Brevet de Technicien (BT), un diplôme d’État reconnu pour sa qualité et sa pertinence sur le marché de l’emploi.
Dans une dynamique d’innovation, la direction projette d’élargir l’offre de formation avec des modules qualifiants de courte durée, axés sur des compétences clés telles que la comptabilité numérique et analytique, le marketing digital et le e-commerce, ainsi que l’assistance administrative digitale. À ce sujet, elle précise que le système de formation doit évoluer avec les exigences du numérique et les besoins des entreprises.
Affichant une vision claire, la directrice entend positionner durablement son établissement comme un pôle d’excellence. Elle insiste notamment sur la nécessité de renforcer les passerelles avec le secteur privé et d’améliorer l’encadrement pédagogique, convaincue que « l’employabilité des diplômés reste le principal indicateur de performance d’un établissement professionnel ».

Grâce à cette orientation stratégique, le LPC2 de Treichville s’impose progressivement comme un acteur clé du développement des compétences professionnelles, contribuant à l’insertion des jeunes dans la vie active et au dynamisme du secteur tertiaire en Côte d’Ivoire.
Créé au début des années 1960, il figure parmi les tous premiers établissements de formation professionnelle du pays.
Abidjan, le mercredi 25 mars 2026(LDA)-Dans le cadre du Projet des Chaînes de Valeur Compétitives pour l’Emploi et la Transformation Économique (PCCET), la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire Capital (CDC-CI Capital) et l’Agence Emploi Jeunes (AEJ), lancent officiellement l’édition 2026 du Programme d’Appui à l’Écosystème des Startups, le samedi 28 mars 2026 à la Maison de l’Entreprise (CGECI), au Plateau, sous la présidence M. Touré Mamadou, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique. Cette 2e édition réunira les principaux acteurs de l’écosystème entrepreneurial dont des membres du gouvernement, des investisseurs, des partenaires privés, des universités, des structures d’accompagnement et des startups.
Ce programme vise à renforcer l’entrepreneuriat innovant des jeunes, à soutenir la création d’emplois durables et à favoriser l’émergence de startups à fort potentiel en Côte d’Ivoire.

Caravane « Campus Startups Au service de l’étudiant entrepreneur »
L’édition 2026 entre dans une phase de consolidation et de passage à l’échelle, structurée autour de plusieurs axes destinés à renforcer l’innovation, l’employabilité des jeunes et la croissance des startups. Parmi les initiatives majeures figure la Caravane dénommée « Campus Startups – Au service de l’étudiant entrepreneur », qui fait la promotion du Statut de l’étudiant entrepreneur auprès de plus de quinze mille (15 000) étudiants à travers des masterclasses, des ateliers et des rencontres avec des entrepreneurs.
Cette édition 2026 du programme prévoit également une compétition entre cinq cents (500) startups, en vue d’un appui sous forme de préparation à l’investissement, de promotion, d’opportunités d’immersions internationales et de co-investissements.

Des résultats significatifs en 2025
Il faut noter que l’édition 2025 a permis de mobiliser plus de quatre mille (4 000) étudiants à travers le Design Sprint universitaire, avec plus de mille trois cents (1 300) jeunes formés aux méthodes d’innovation et de prototypage. Le programme a également contribué au renforcement des Structures d’Appui à l’Entrepreneuriat (SAE), avec treize (13) structures accompagnées, soixante-neuf (69) experts formés et une dotation en équipements d’une valeur supérieure à cent (100) millions de francs CFA, améliorant durablement les capacités d’incubation et d’accompagnement des startups.
En outre, trois cent vingt-quatre (324) candidatures ont été mobilisées, permettant d’accompagner cent dix-huit (118) startups, dont les lauréates ont bénéficié d’une immersion internationale à Station F à Paris, le plus grand campus de startups au monde.
À travers cette initiative, CDC-CI Capital et l’Agence Emploi Jeunes réaffirment l’engagement du Gouvernement à soutenir durablement l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de contribuer durablement à la transformation et au développement économique et social de la Côte d’Ivoire.
Abidjan, le mardi 24 mars 2026(LDA)-Dr Adjélou Christian Arnaud, enseignant-chercheur et juriste, est le nouveau président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), à l’issue d’un vote, ce mardi 24 mars 2026. Il succède donc à Namizata Sangaré, élue au poste de présidente le 4 avril 2019(6 ans de mandature).

L’assemblée générale, composée de 12 conseillers représentant les forces vives de la nation (société civile, magistrature, santé, barreau, monde du travail et psychologie), a choisi une équipe complémentaire pour accompagner le nouveau président. À ses côtés, le représentant de la société civile, Bamba Drissa, a été élu vice-président, tandis qu’un juriste et enseignant-chercheur, Arsène Néné Bi, occupe le poste de secrétaire exécutif.
La passation des charges se fera dans les jours à venir.
Abidjan, le mardi 24 mars 2026(LDA)-L’accès à l’eau figure parmi les principales priorités des citoyens africains, selon les plus récentes enquêtes Afrobarometer menées dans 38 pays africains, rapportés par un communiqué transmis à la rédaction.
Les résultats indiquent que les difficultés d'accès à l'eau sont particulièrement marquées au sein des populations rurales et des groupes économiquement défavorisés, qui font face à des inégalités persistantes en matière d'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement. « Les habitants des zones rurales sont plus susceptibles de subir des pénuries d'eau et de dépendre de sources alternatives telles que les forages et les puits tubulaires, tandis que l'accès à l'eau courante reste concentré dans les zones urbaines et parmi les ménages les plus aisés », confie les enquêtes.
Une majorité d'Africains se disent insatisfaits des performances de leur gouvernement en matière d'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Les évaluations sont plus positives parmi les personnes vivant en milieu urbain et économiquement stables, ce qui souligne le lien entre la situation géographique, la pauvreté et les résultats en matière de prestation de services.
Résultats clés
▪ En moyenne, à travers 38 pays, l'approvisionnement en eau occupe la troisième place des problèmes les plus importants que les Africains souhaitent voir traités par leur gouvernement, derrière la santé et le chômage, et à égalité avec l'éducation, la hausse du coût de la vie et les infrastructures/routes
Les préoccupations relatives à l'eau varient considérablement d'un pays à l'autre : plus de la moitié (57%) des Guinéens considèrent l'eau comme l'un des problèmes les plus importants de leur pays, alors que pratiquement aucun Seychellois ne partage cet avis. L'eau est la priorité absolue en Guinée, au Tchad, au Bénin et au Mozambique.
▪ L’approvisionnement en eau est une préoccupation majeure pour les populations rurales et les plus démunies, qui souffrent de graves inégalités d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Les habitants des zones rurales sont plus nombreux que ceux des zones urbaines à déclarer manquer fréquemment d’eau (29% contre 21%)
▪ Les systèmes d’adduction d'eau sont beaucoup moins répandus dans les zones rurales que dans les villes (33% contre 71%), tandis que les forages/puits tubulaires sont plus souvent présents dans les zones rurales (56% contre 35%)
Les répondants les plus pauvres sont les moins susceptibles de vivre dans des zones desservies par un système d'adduction d’eau (40% contre 77% des répondants les plus aisés) et les plus susceptibles d'avoir un forage ou un puits tubulaire à proximité (51% contre 28% des répondants ne connaissant pas la pauvreté).
▪ Seuls 39% des citoyens estiment que leur gouvernement assure bien les services d’eau et d’assainissement (Figure 5). L’approbation des efforts du gouvernement augmente avec le niveau de vie des répondants, allant de seulement 26% chez les plus pauvres à 60% chez celles qui ne vivent pas dans la pauvreté.
L’enquête Afrobarometer
Afrobarometer est un réseau panafricain et non partisan de recherche par sondage qui fournit des données fiables sur les expériences et les évaluations des Africains en matière de démocratie, de gouvernance et de qualité de vie. Dix rounds d'enquêtes ont été réalisés dans un maximum de 45 pays depuis 1999. Le Round 10 des enquêtes (2024/2025) couvre 38 pays.
Les partenaires nationaux d'Afrobarometer conduisent des entretiens en face à face dans la langue choisie par les répondants, ce qui permet d'obtenir des résultats nationaux avec une marge d'erreur de +/-2 à +/-3 points de pourcentage à un niveau de confiance de 95%.
Abidjan, le mercredi 18 mars 2026 (LDA)-Emerse Faé, le sélectionneur de l’équipe nationale de football de Côte d’Ivoire, a dévoilé une liste de 25 joueurs avec cinq nouveaux pour le compte des deux matchs amicaux de la fenêtre FIFA (Fédération internationale de football association) de mars, lors d’une conférence de presse, le mercredi 18 mars 2026, à Abidjan.
Sur la liste, il faut noter la présence de Parfait Guiagon, et surtout le retour de Wilfried Singo, Traoré Bénié Adama et Simon Adingra. Parmi les nouveaux venus Elye Wahi et Martial Godo, arboreront pour la première fois la tunique Orange.
Dans le cadre de cette fenêtre FIFA de mars, les Éléphants affronteront en Angleterre la Corée du Sud le 28 mars au MK Stadium de Milton Keynes, puis l’Écosse le 31 mars au Hill Dickinson Stadium de Liverpool, souligne-t-on.
La liste complète des 25 Eléphants
Gardiens:
Yahia Fofana, Koné Mohamed, Lafont Alban
Défenseurs :
Agbadou Emmanuel,
Akpa Clément,
Diomandé Ousmane,
Doué Guéla,
Konan Ghislain,
Kossounou Odilon,
NDicka Evan,
Singo Wilfried
Milieux de terrain :
Fofana Seko,
Guiagon Parfait,
Kessié Franck,
Oulaï Christ,
Sangaré Ibrahim,
Séri Jean-Michaël
Attaquants :
Adingra Simon,
Diallo Amad,
Diomadé Yan,
Godo Martial,
Guessand Evann,
Touré Bazoumana,
Traoré Bénié Adama,
Wahi Elie Sépé
Abidjan, le mercredi 18 mars 2026(LDA)-Un présumé trafiquant d’animaux a été interpellé le mardi 03 mars 2026 à Yopougon, la plus grande commune de la capitale économique ivoirienne. Il a été pris en possession de deux défenses d’éléphants dissimulés dans un sac de voyage.
L’arrestation a été possible grâce à la collaboration entre l’Unité de lutte contre la Criminalité Transnationale Organisée (UCT), la Direction de la Police forestière et de l’Eau du Ministère des Eaux et Forêts (DPFE-MINEF) et EAGLE-Côte d’Ivoire dont ils ont bénéficié une assistance technique.
Le présumé trafiquant a été interpellé avec en sa possession deux pointes d’ivoire d’éléphants qu’il a soigneusement transporté de la ville balnéaire Grand-Bassam jusqu’à Abidjan pour les commercialiser. Pour échapper à la vigilance des forces de l’ordre, il a pris soin de dissimuler les deux pointes d’ivoire dans un sac de voyage puis s’est rendu dans une enceinte à Yopougon.
Arrêté, pour flagrant délit de détention, de circulation et de commercialisation illégale de produits fauniques, le prévenu a été placé dans la foulée en garde à vue à l’UCT le 03 mars 2026. Après quoi, il a été déféré le vendredi 6 mars 2026 au Pôle pénal et Financier d’Abidjan. L’affaire a été mise en instruction et le suspect a été placé sous mandat de dépôt au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, ex-Maca.
Si le contrebandier est reconnu coupable, il risque une peine d’emprisonnement allant de dix (10) ans à vingt (20) ans et d’une amende de 10 millions à 100 millions de francs CFA si l’on se réfère à la loi N°2024-364 du 11 juin 2024 portant gestion de la faune.
Le commerce international de l’ivoire est déclaré illégal depuis 1989, mais les populations d’éléphants d’Afrique continuent de décroitre. Chaque année 20.000 à 30.000 éléphants sont tués pour leurs ivoires, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF) ; équivalent de 50 à 80 individus par jour.
Selon le rapport 2016 de l’'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur le statut des éléphants africains, la population d’éléphants en Afrique de l’ouest oscillerait entre 2500 et 11.000 éléphants et entre 200 et 600 en Côte d’Ivoire, dont une centaine dans le parc National de la Comoé, une population encore très fragile qui aura besoin de plusieurs années pour se reconstituer.
Deux grands facteurs sont considérés comme étant la cause de cette baisse drastique de l’effectif des éléphants : d’une part, l’accroissement du trafic illégal d’animaux lié à la forte demande internationale de l’ivoire et d’autre part, l’exploitation abusive des ressources naturelles nécessaires aux éléphants du fait de l’agriculture industrielle et des occupations anarchiques de leur habitat.
Abidjan, le mercredi 18 mars 2026(LDA)-24 heures, après la décision du jury d'appel de la Confédération africaine de football-CAF d'invalider la victoire du Sénégal sur tapis vert et rendre le trophée de la Can 2025 au Maroc, pays organisateur, la Fédération Sénégalaise de football n’a pas tardé à réagir à travers un communiqué en date du mardi 17 mars 2026.
La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a pris connaissance ce jour de la notification de la décision rendue le 17 mars 2026 par le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF), dans le cadre de l’affaire DC23316. Cette procédure fait suite à la plainte formulée lors du match n° 52 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies, Maroc 2025, opposant le Sénégal au Maroc.
Par cette décision, le Jury d’Appel de la CAF a déclaré l’appel de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) recevable et l’a admis. Ce faisant, l’instance a annulé la décision qui avait été rendue par le Jury Disciplinaire de la CAF, au motif que le droit d’être entendu de la partie appelante n’aurait pas été respecté lors de la procédure de première instance.
Le Jury d’Appel a par ailleurs estimé que le comportement de l’équipe du Sénégal relevait des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. En conséquence, la CAF a déclaré que la FSF avait enfreint l’article 82 et a prononcé la perte du match par forfait pour le Sénégal, avec un score enregistré de 3-0 en faveur de la FRMF, en application de l’article 84.
La Fédération Sénégalaise de Football dénonce une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain.
Pour la défense de ses droits et des intérêts du football sénégalais, la Fédération engagera, dans les plus brefs délais, une procédure d’appel devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne.
La FSF réaffirme son engagement indéfectible envers les valeurs d’intégrité et de justice sportive, et tiendra le public informé des suites données à cette affaire.
Dakar, le 17 mars 2026
Le Secrétaire Général
Source : site fédération sénégalaise de football
Abidjan, le mardi 17 mars 2026(LDA)-1 300 milliards de FCFA. C’est le montant qu’attend mobiliser la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour accompagner la mise en œuvre du Plan national de développement 2026 2030 de la Côte d’Ivoire, a confié le chef de mission résident de l’institution, Franchy Nago, lors d’une rencontre avec le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, le mercredi 11 mars 2026 à Abidjan.
Selon AIP, les échanges entre les deux personnalités ont porté sur les modalités de financement et de mise en œuvre du programme quinquennal de développement, notamment l’appui au secteur privé dans la réalisation des investissements structurants prévus dans le cadre du PND.
Franchy Nago a réaffirmé l’engagement de la BOAD à soutenir les priorités de développement de notre pays. Il s’agit des infrastructures et transports, de l’énergie, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, de l’habitat, de la santé et de l’éducation.
Le ministre Souleymane Diarrassouba s’est félicité de la qualité de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la BOAD, qu’il a qualifiée de « partenariat stratégique au service de la transformation économique du pays ».
La BOAD a mobilisé plus de 1 150 milliards de FCFA pour financer des projets structurants en Côte d’Ivoire, confirmant son rôle de partenaire clé dans la mise en œuvre des politiques publiques de développement.
Abidjan, le lundi 16 mars 2026(LDA)-Dans un entretien qu'il a accordé au Centre d'Information et de Communication gouvernementale (CICG), le Directeur Général des Hydrocarbures, Essé Kouamé Bienvenu, a expliqué les retombées pour la Côte d'Ivoire des découvertes des champs pétroliers et gaziers de classe mondiale Baleine et Calao.
Que représentent les découvertes des champs pétroliers Baleine et Calao pour la Côte d'Ivoire ? Et quelles sont les estimations actuelles des ressources en hydrocarbures ?
Essé Kouamé Bienvenu : Baleine et Calao constituent des découvertes majeures, des faits inédits d’autant plus que ce sont les premières découvertes de classe mondiale en ce qui concerne la Côte d'Ivoire. Les estimations vont au-delà de 6 milliards de barils équivalents pétrole pour ces deux réserves. Baleine fait plus de 2,5 milliards de barils d'huile, avec plus de 3 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel. Calao, quant à lui, fait environ 5 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel et près de 450 millions de barils de condensat.
Comment ces découvertes peuvent-elles transformer l'économie nationale et avoir un impact sur le budget de l'État ?
EKB: L'énergie est le moteur fondamental de l'économie. En Côte d'Ivoire, 70% de la production d'électricité provient du gaz naturel. Avoir beaucoup de gaz naturel signifie avoir beaucoup de combustible pour la génération de l'énergie électrique. Toute chose qui permettra de satisfaire les besoins du pays qui sont sans cesse croissants, et même aller au-delà de la Côte d'Ivoire pour satisfaire ceux de la sous-région, et impacter nécessairement l'économie. Disposer d'une telle qualité et d'une telle quantité d'énergie va contribuer fortement à l'industrialisation et à la croissance économique de la Côte d'Ivoire, et va permettre de générer plusieurs dizaines de milliers d'emplois en faveur de la jeunesse.

Plus précisément, quel est l'impact attendu sur le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Côte d'Ivoire et quels seront les effets sur les ressources fiscales, les royalties et les devises générées par l'exportation ?
EKB : Le développement de ces projets entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique intégrée des ressources minérales et de l'énergie du gouvernement, qui s'est fixé pour objectif de doubler la contribution de notre secteur à l'horizon 2030 autour de 14% du Produit Intérieur Brut (PIB). Le profit généré par ces exploitations, après déduction des charges, la part de production qui revient à l'État est au minimum de 52,5%. Cette part est amenée à croître avec le niveau de production.
La Côte d'Ivoire peut-elle viser, d'ici 2030, un statut de producteur pétrolier majeur en Afrique de l’Ouest ?
EKB : La Côte d'Ivoire est aujourd'hui dans le top 5 des producteurs de pétrole au niveau de l'Afrique de l’Ouest. Nous nous sommes fixés pour objectif d'ici 2030 de produire 200 000 barils par jour. À ce niveau de production, la Côte d'Ivoire sera juste derrière le Nigeria en Afrique de l’Ouest, quand bien même ce ne sera pas dans les mêmes proportions.
Quel impact sur la réduction des importations d'énergie et sur le coût de l'électricité et du carburant ?
EKB : La Côte d'Ivoire, en dehors du gaz butane, n'importe pas d'autres produits pétroliers. Le pays dispose d'une raffinerie qui produit l'essentiel de ses besoins en produits pétroliers. Le prix des carburants est tributaire du marché international. Toutefois, le gouvernement fera toujours tous ses efforts pour maintenir le prix du gaz butane accessible aux ménages, en dépit de la hausse vertigineuse de la consommation liée à l'utilisation illégale du gaz comme carburant automobile.
Vu le fait que ces découvertes permettent d'avoir une bonne quantité de gaz, est-ce qu'on peut imaginer que cela aura un impact sur le prix de l'électricité ?
EKB : Avoir beaucoup de gaz, c'est avoir l'énergie source pour produire le courant. Cela nous garantira une offre d'électricité de qualité, en quantité, et à des prix abordables dans la mesure des possibilités.
Y a-t-il des mesures qui ont été prises pour que ce projet favorise l'inclusion sociale et réduise les inégalités ?
EKB : Globalement, tous les projets réalisés dans notre secteur sont couplés à la réalisation d'infrastructures socio-économiques, principalement dans les zones de production, mais aussi dans d'autres endroits du pays, dans des zones difficiles d'accès. Ces projets sont accompagnés par la réalisation d'infrastructures de base dans le secteur de la santé, de l'éducation, de l'électrification, de l'adduction en eau potable, etc.
Ces découvertes peuvent-elles renforcer la position de la Côte d'Ivoire comme hub énergétique régional ?
EKB : Je dirais oui. Avec Calao, c'est quasiment un changement de paradigme. Les ressources en gaz naturel dont nous disposons aujourd’hui vont nous permettre de produire suffisamment d'électricité pour satisfaire non seulement nos besoins au niveau des ménages et des industriels, mais également de pouvoir satisfaire les besoins énergétiques au niveau de plusieurs pays de la sous-région. La Côte d'Ivoire sera ce hub qui va approvisionner la sous-région au niveau des produits pétroliers. Cet approvisionnement va s'accroître également au niveau de la fourniture en électricité.
Quelles sont les prévisions en termes de création d'emplois directs et indirects dans les zones de production ?
EKB : Au niveau national, les estimations font état de plusieurs dizaines de milliers d’emplois directs et indirects à l’horizon 2030.
Des mécanismes spécifiques sont-ils prévus pour intégrer les entreprises locales dans la chaîne de valeur pétrolière ?
EKB : La Côte d’Ivoire s’est dotée d’une loi en 2022 sur le Contenu local, qui vise à permettre de maximiser la part de la valeur ajoutée qui sera captée par l’économie nationale et à augmenter le niveau de participation des Ivoiriens dans les activités pétrolières. Nous disposons de plusieurs leviers, notamment la structuration des opportunités en catégorisant les activités de sorte à dédier une catégorie d’activités majoritairement aux nationaux ; l’obligation de faire passer tous les marchés, à partir d’un certain seuil, par des appels d’offre ouverts ; des obligations, en termes de renforcement des capacités, de la part des sociétés étrangères qui vont entrer en partenariat avec les entreprises ivoiriennes, et bien d’autres actions. Et ce, avec un cadre moderne qui permet un suivi rigoureux de la mise en œuvre des dispositions de la loi, c’est-à-dire la plateforme numérique du Contenu local qui permet de collecter les informations sur tous les acteurs et de pouvoir suivre tout ce qui se passe sur le marché pétrolier et gazier en Côte d’Ivoire.

Votre mot de fin ?
EKB : Je voulais juste vous exprimer mes remerciements pour l'opportunité que vous nous offrez de pouvoir présenter les derniers développements dans notre secteur. Soyez rassurés qu'au regard du potentiel et du travail qui est abattu, les objectifs que nous nous sommes fixés seront atteints et sont d’ailleurs à portée de main. En outre, le développement de l'industrie pétrolière en Côte d'Ivoire va permettre, avec la mise en œuvre de la loi du Contenu local de générer des dizaines de milliers d'emplois pour les Ivoiriens, mais surtout à tous les entrepreneurs ivoiriens de pouvoir avoir des parts de marché au niveau d'un secteur qui était, par le passé, exclusivement réservé aux entreprises étrangères.
Source : CICG
NB : le titre est de la rédaction