Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Les États-Unis ont affirmé, mercredi, être "ravis" de voir l’alliance avec le Royaume du Maroc s’étendre à l’espace. "Aujourd'hui, nous sommes ravis de voir notre alliance s'étendre à l'espace", a déclaré le Secrétaire d’État Adjoint des États-Unis, Christopher Landau, suite à la signature par le Maroc des Accords d’Artemis.

Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse à l’issue de la rencontre à Rabat entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita et M. Landau, durant laquelle M. Bourita a procédé à la signature des Accords d’Artemis, marquant l’adhésion du Maroc à ces Accords.

"La croissance remarquable des Accords d’Artemis, qui comptent désormais soixante-quatre signataires du monde entier, témoigne de l'attrait universel de leur vision d'une exploration spatiale responsable", a-t-il précisé.

Les Accords d'Artemis sont un ensemble de principes internationaux visant à encadrer l’exploration spatiale civile de manière pacifique et collaborative. Ils encouragent la transparence entre les pays, le partage des données scientifiques, l’assistance mutuelle en cas de besoin et le respect du Droit international existant, notamment pour l’utilisation des ressources spatiales.

Ces Accords mettent aussi l’accent sur la protection du patrimoine spatial et la durabilité des activités dans l’espace, afin d’éviter les conflits et de garantir que l’exploration bénéficie à l’ensemble de l’Humanité.

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Abidjan, le jeudi 30 avril 2026(LDA)-Les États-Unis ont remercié Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la Vision et le Leadership qui propulsent le partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets. Intervenant lors d’une conférence de presse à l’issue de sa rencontre, mercredi à Rabat, avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le Secrétaire d’État Adjoint des États-Unis, Christopher Landau a remercié "le Président Donald Trump et Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour leur Vision et leur Leadership", une "vision qui propulse notre partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets".

M. Landau a précisé qu’"au cours des 250 dernières années, les États-Unis et le Maroc ont partagé une histoire commune en tant qu'alliés stratégiques et partenaires précieux". Le diplomate américain a relevé que les États-Unis possèdent "le plus ancien bâtiment diplomatique au monde à Tanger et le plus récent ouvrira ses portes jeudi à Casablanca". "Voilà à quoi ressemblent un véritable engagement et une relation durable", a-t-il souligné. " Le Maroc est un partenaire indispensable, stable et stratégique en Afrique du Nord, sur le continent africain et sur la scène internationale", a-t-il conclu .

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Abidjan, le jeudi 30 avril 2026(ivoire.ci)-La Côte d’Ivoire a réalisé une progression significative dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) pour l’année 2026, passant de la 64e à la 54e place sur 180 pays évalués, rapporte AIP.

Selon les données publiées par Reporters sans frontières, le score global du pays s’établit désormais à 66,27 points, contre 63,69 l’année précédente. Cette ascension de dix rangs témoigne d’une amélioration constante de l’environnement médiatique ivoirien.

L’analyse détaillée des indicateurs révèle une dynamique positive dans presque tous les secteurs clés. L’indicateur économique enregistre la progression la plus notable, bondissant de la 57e à la 39e place mondiale, avec un score passant de 49,99 à 56,01. Cette tendance est également observée au niveau de l’indicateur politique (46e contre 52e en 2025) et de l’indicateur légal, où le pays gagne cinq places pour se hisser au 46e rang mondial.

Sur le plan social, la Côte d’Ivoire consolide sa position en occupant la 48e place (contre 57e précédemment), avec un score de 73,28.

Néanmoins, le volet sécuritaire reste le point de vigilance majeur. Bien que le pays gagne six places dans cette catégorie (97e contre 103e en 2025), le score de l’indicateur sécuritaire enregistre une légère érosion, s’établissant à 69,92 contre 70,02 l’année dernière.

Ce nouveau classement confirme la trajectoire ascendante de la Côte d’Ivoire en matière de liberté de la presse sur le continent africain et à l’échelle internationale, portée par des réformes structurelles et une amélioration du contexte économique des entreprises de presse.

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Abidjan, le jeudi 30 avril 2026(LDA)-A partir du 1er mai, la Chine appliquera un zéro droit de douane à l'importation en provenance de 53 pays africains. Le caoutchouc naturel ivoirien bénéficiera de la réduction la plus significative, son taux passant de 20 % à zéro. Les acteurs chinois et africains saisissent cette opportunité pour en tirer des bénéfices concrets, renforçant ainsi une coopération mutuellement avantageuse. Reportage.

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Abidjan, le mercredi 29 avril 2029(LDA)- Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.

Cette position a été exprimée dans un communiqué diffusé, le mardi à Ottawa, par le ministère canadien des Affaires étrangères, à la suite d’un entretien téléphonique qui a eu lieu précédemment entre Mme Anita Indira Anand, ministre des Affaires étrangères du Canada, et M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Le communiqué souligne, en outre, que conscient de "l’importance" de la question du Sahara pour le Maroc, le Canada prend note de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 31 octobre 2025, dont il tire les conséquences.

Tout en affirmant "la nécessité de parvenir à un règlement politique durable, juste et mutuellement acceptable, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité", le communiqué du ministère canadien caractérise le plan d’autonomie proposé par le Maroc "comme initiative sérieuse et crédible visant à parvenir à un règlement juste et durable au conflit".

Ce changement de position du Canada intervient en amont d’une "visite officielle au Maroc" de la ministre Anand "dans les semaines à venir", qui sera l’occasion "d'approfondir le dialogue sur les relations entre les deux pays et d'intensifier les discussions sur le Sahara", conclut le communiqué.

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Abidjan, le mardi 28 avril 2026(LDA)-Le projet de loi portant Plan national de développement (PND) 2026-2030, ouvrant la voie à son opérationnalisation, a été adopté par la Commission des affaires économiques et financières du Sénat, le lundi 27 avril 2026 à Yamoussoukro.

Doté d’une enveloppe globale de 114 838,5 milliards de francs CFA, financée à 29,8% par le secteur public et à 70,2% par le secteur privé, ce nouveau référentiel ambitionne de transformer structurellement

l’économie ivoirienne et de hisser la Côte d’Ivoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030, avec un revenu par habitant projeté à 4 500 dollars américains.
Le PND 2026-2030 s’articule autour de six piliers majeurs, à savoir la paix, la sécurité et la stabilité ; l’agriculture et l’agro-industrie ; le secteur privé et l’industrialisation ; le capital humain ; les infrastructures ; ainsi que la gouvernance.

Selon le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, ce plan accorde une place centrale à l’investissement dans le capital humain, notamment à travers les secteurs de l’éducation, de l’enseignement technique, de la santé et de la protection sociale. Il envisage également de renforcer le rôle du secteur privé dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que la modernisation de l’agriculture par la mise en place de neuf agropoles sur l’ensemble du territoire.

Pour lui, l’adoption en commission de ce texte marque l’aboutissement du processus d’élaboration et d’approbation du PND, désormais orienté vers sa mise en œuvre effective avec la mobilisation de toutes les forces vives de la nation.

Le gouvernement entend, à travers ce programme, améliorer significativement les principaux indicateurs sociaux, notamment l’indice du capital humain qui devrait passer de 0,38 à 0,7 à l’horizon 2030.
Présenté comme la traduction opérationnelle de la vision de développement de l’État, ce plan vise à bâtir une nation « stable, ambitieuse et solidaire », au bénéfice des populations ivoiriennes.

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Abidjan, le mardi 28 avril 2026(LDA)-Des ministres africains, des hauts fonctionnaires et des experts en développement se réuniront à Addis-Abeba à l’occasion de la douzième session du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-12), du 28 au 30 avril 2026. Un grand rendez-vous annuel organisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), afin de tracer la voie à suivre pour le continent à l’approche de l’échéance de 2030 pour les objectifs de développement durable. Le Forum, qui se tiendra sous le thème « Renverser la tendance : actions transformatrices pour l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 »,

ARFSD-12 réunira des milliers de participants — notamment des dirigeants des secteurs public et privé, des représentants de la jeunesse, des groupes de la société civile, des universitaires et des partenaires de développement de toute l’Afrique — dans un format hybride, à la fois en présentiel et en ligne. En parallèles se dérouleront du 25 au 29 avril, d’autres activités en plus de la session principale du Forum.

« Les enjeux ne pourraient être plus importants. À moins de cinq ans de l’échéance des ODD fixée à 2030, les progrès sur une grande partie du continent ont pris un retard considérable, faisant de la session de cette année un moment charnière pour l’Afrique afin de consolider sa stratégie et d’accélérer considérablement la mise en œuvre. L’Afrique ne peut se permettre de laisser passer une année de plus sans mener une action décisive et coordonnée en faveur des objectifs. L’ARFSD-12 n’est pas seulement un exercice d’examen — c’est un appel à transformer les engagements en résultats concrets pour les populations de notre continent », déclare Claver Gatete, secrétaire exécutif de la CEA.

L'ARFSD-12 permettra de formuler les contributions officielles de l'Afrique au Forum politique de haut niveau (HLPF) des Nations unies à New York, à la Conférence des Nations Unies sur l'eau de 2026, au Forum urbain africain de 2026 et au 13e Forum urbain mondial. Il permettra également de faire progresser la position de l'Afrique sur le suivi de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement, et du deuxième Sommet mondial pour le développement social et de la COP30. Fondamentalement, le Forum commencera à définir les priorités collectives du continent pour le cadre mondial de développement durable post-2030.

Il s’agit de faire un examen approfondi de cinq ODD : l'objectif 6 (Eau propre et assainissement), l'objectif 7 (Énergie propre et abordable), l'objectif 9 (Industrie, innovation et infrastructures), l'objectif 11 (Villes et communautés durables) et l'objectif 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs). Des sous-thèmes sont alignés sur chacun de ces objectifs, et l’examen est conçu pour aboutir à des recommandations politiques concrètes plutôt qu’à des déclarations d’intention.

La préparation des examens nationaux volontaires (ENV) est un moteur central de l’ambition pratique du Forum. Dix-neuf pays africains présenteront leurs ENV lors du HLPF 2026, ce qui constitue le plus grand groupe de ce type lors des sessions récentes, et l'ARFSD-12 offre la plateforme régionale permettant de renforcer ces présentations et de les aligner sur les priorités à l'échelle du continent.

Des programmes parallèles viennent enrichir l'agenda de la semaine. Un salon du savoir et des laboratoires d'impact figurent parmi les événements dédiés conçus pour accélérer l'apprentissage entre pairs et traduire une analyse rigoureuse en mise en œuvre pratique.

Le thème général du Forum reflète étroitement celui du HLPF 2026 : « Des actions transformatrices, équitables, innovantes et coordonnées pour l’Agenda 2030 et ses ODD en vue d’un avenir durable pour tous », ce qui correspond à l’intention de l’Afrique de se présenter au Forum mondial avec une voix unifiée et fondée sur des données factuelles.

Le Forum est coorganisé avec la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement et d’autres structures du système des Nations unies, reflétant la large coalition institutionnelle de l’Afrique pour donner un nouvel élan à son développement. Ses résultats détermineront directement certains des moments politiques mondiaux les plus importants de 2026.

 

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Abidjan, le mardi 28 avril 2026(LDA)-La 20e édition du Gulf Education Exhibition entend répondre aux préoccupations des familles marocaines s’interrogeant sur les opportunités d’études à l’étranger. Organisé le 2 mai 2026 à Barceló Casablanca, cet événement réunira plus de 30 universités internationales venues de plusieurs pays, notamment des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Europe et du Canada, selon une note d’information consultée par la rédaction, ce mardi 28 avril. L’accès se fait sur inscription avec un nombre de places limité, afin de garantir des échanges privilégiés entre visiteurs et établissements.

Pensé comme un véritable carrefour de l’orientation académique, ce rendez-vous permettra aux lycéens, étudiants et parents de rencontrer directement les représentants d’universités issues de systèmes éducatifs variés. Objectif : comparer concrètement les options, poser les bonnes questions et avancer dans son projet. Les participants pourront obtenir des informations détaillées sur les cursus, les conditions d’admission, mais aussi les bourses d’études disponibles, souvent déterminantes dans le choix d’une destination, ainsi que sur les visas et les perspectives de carrière à l’international.

Portée par les équipes d’Addictest et de Gulf Conferences, cette édition s’inscrit dans une logique d’accompagnement bien au-delà du simple événement. Acteur reconnu de l’orientation académique au Maroc,

Addictest joue un rôle clé dans la préparation des étudiants : conseil personnalisé, stratégie de candidature, préparation aux tests internationaux (IELTS, TOEFL, SAT) et suivi complet des dossiers. Cette expertise de terrain permet aux visiteurs de ne pas repartir avec de simples brochures, mais avec une vision claire et actionnable de leur projet d’études à l’étranger. L’événement est soutenu par une campagne de communication multicanale, combinant street marketing, réseaux sociaux et relais médias.

« Cette 20e édition du Gulf Education Exhibition constitue une occasion unique pour les jeunes marocains de découvrir une grande diversité de parcours académiques et de dialoguer directement avec des universités internationales de premier plan. Notre ambition est d’aider les élèves et leurs familles à faire des choix éclairés pour leur avenir », a déclaré Meryam Mouniri auprès d’Addictest.

Au-delà des rencontres avec les universités, l’événement proposera un accompagnement concret, avec des informations pratiques sur les démarches administratives, les tests de langue, les équivalences de diplômes et les solutions de financement, incluant un focus spécifique sur les opportunités de bourses proposées par plusieurs établissements présents.

À travers cette initiative, Addictest et Gulf Conferences souhaitent renforcer l’accès des jeunes marocains à une information fiable, accessible et directement connectée aux attentes du marché international de l’enseignement supérieur.

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Abidjan, le mardi 28 avril 2026(LDA)-A partir du 1er mai, la Chine appliquera un régime de "zéro droit de douane" à 53 pays africains ayant entretenu des relations diplomatiques avec elle. Auparavant, 33 pays africains les moins avancés bénéficiaient déjà de ce traitement préférentiel.

Si cette mesure est souvent analysée à travers des notions telles que la "coopération du Sud global", la "transformation structurelle" ou la "défense du multilatéralisme", elle prend une signification bien plus concrète pour un jeune ouvrier travaillant dans une usine de transformation de piments au Rwanda. Pour lui, la suppression des droits de douane signifie surtout davantage de commandes chinoises et, très concrètement, l'investissement dans des équipements pour procéder au séchage des piments.

Ces calculs simples et pragmatiques traduisent peut-être mieux la portée réelle de cette politique tarifaire.

A Allada, au Bénin, Lanmandoclévon, cultivateur d'ananas "pain de sucre", se souvient d'une époque où les bonnes récoltes étaient source d'inquiétude. "Autrefois, sur le marché local, nous avions du mal à écouler toute notre production. Une partie des invendus était perdue, entraînant un manque à gagner considérable", a-t-il confié à Xinhua.

Depuis que l'ananas béninois a obtenu l'accès au marché chinois, la situation s'est nettement améliorée : il écoule désormais l'ensemble de sa production et a étendu ses plantations de moins d'un hectare à près de trois hectares, employant environ 80 ouvriers par hectare. A ses yeux, "le vaste marché chinois" est une réalité tangible.

Au Rwanda, le piment séché est autorisé à l'exportation vers la Chine depuis 2021. L'entreprise Fischer Global a ainsi vu ses surfaces cultivées s'étendre progressivement, passant de 15 à 300 hectares. "C'est la stabilité du marché qui nous a permis d'agrandir nos plantations", explique son directeur général, Herman Uwizeyimana.

Sur le terrain, Geshom Nahimana, 24 ans, employé dans une usine de transformation, décrit des journées prolongées en pleine saison des récoltes, jusqu'à tard dans la nuit pour superviser le stockage des piments. Malgré une activité répartie sur trois sites, les capacités restent insuffisantes, ce qui a conduit l'entreprise à investir dans des équipements de séchage. Pour lui, la suppression des droits de douane se traduit donc, concrètement, par l'acquisition de séchoirs.

En Côte d'Ivoire, le Mainland Group constitue un acteur majeur dans l'industrie du caoutchouc naturel du pays. Léon Boitenin, 26 ans, y travaille comme laborantin. "Avant, beaucoup de jeunes étaient à la maison, sans activité", explique-t-il, ajoutant qu'avec le développement des usines, nombre d'entre eux ont désormais un travail et peuvent subvenir aux besoins de leur famille.

Son collègue, le superviseur Houon Gueu, résume la situation en termes simples : "Aujourd'hui, je peux scolariser mes enfants et nourrir ma famille sans difficulté". Pour eux, la suppression des droits de douane signifie avant tout des opportunités d'emploi.

Alors que certains pays érigent des barrières commerciales, la Chine ouvre ses portes, offrant ainsi de nouvelles options à l'Afrique, estime Robert Rukundo, président de l'Association des exportateurs horticoles du Rwanda.

"La politique chinoise de droits de douane nuls sur les produits africains est un soulagement pour les Rwandais et les autres Africains, car elle leur permet de compenser les pertes subies sur d'autres marchés", ajoute-t-il.

Les chiffres confirment cette dynamique. Selon l'Administration générale des douanes de Chine, le commerce bilatéral entre la Chine et l'Afrique a atteint 348,052 milliards de dollars en 2025, en hausse de 17,7 % sur un an, établissant un nouveau record.

En 2026, cette tendance se poursuit : au premier trimestre, les échanges ont atteint 646,56 milliards de yuans (90 milliards de dollars), en progression de 23,7%, tandis que les importations chinoises en provenance d'Afrique ont augmenté de 14,6%.

Le secteur de l'avocat au Kenya en fournit une illustration frappante. D'après Hasit Shah, directeur général de Sunripe, lorsque les avocats kenyans ont fait leur entrée sur le marché chinois en 2022, les importations hebdomadaires se limitaient de 10 à 20 conteneurs. Elles atteignent aujourd'hui 100 à 150 conteneurs, soit une croissance de 500% en trois ans.

"La suppression des droits de douane ouvre la porte. Mais ce sont ensuite l'organisation, les investissements dans la qualité et les marques, ainsi que le développement des chaînes d'approvisionnement qui détermineront si le Kenya peut réussir sur le long terme", souligne-t-il.

Des ananas aux piments, des avocats au caoutchouc, la chaîne du "zéro droit de douane" relie une multitude de trajectoires individuelles. Ces attentes, modestes mais concrètes, en révèlent le véritable sens : non pas une simple donnée économique, mais une série d'espoirs ravivés.

Par Huang Jian, journaliste de l'Agence de presse Xinhua

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(Abidjan- 27-04-26) - La crise malienne peut-elle être expliquée uniquement par des facteurs internes ? Si les fragilités institutionnelles, les tensions politiques et l’insécurité chronique constituent des éléments majeurs de cette instabilité, plusieurs observateurs estiment que des influences extérieures jouent également un rôle déterminant dans l’aggravation de la situation. Parmi elles, la posture de l’Algérie suscite de nombreuses interrogations.

Pourquoi Alger se retrouve-t-elle au centre des débats sur la crise malienne ?

Historiquement, l’Algérie entretient des relations étroites avec certains mouvements touaregs du nord du Mali, notamment dans le cadre des médiations et des accords de paix successifs. Cependant, cette proximité est aujourd’hui perçue par certains comme un facteur de fragilisation de la souveraineté malienne. En soutenant, directement ou indirectement, certaines factions séparatistes, Alger aurait contribué à entretenir une logique de division territoriale, rendant plus difficile la consolidation de l’autorité de l’État malien sur l’ensemble de son territoire.

Cette situation devient encore plus préoccupante dans le contexte actuel où l’on observe une convergence entre les groupes rebelles touaregs et des organisations djihadistes comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Dès lors, une question s’impose : le silence de l’Algérie face à cette alliance est-il simplement diplomatique ou traduit-il une forme de tolérance stratégique ? Cette ambiguïté alimente les soupçons, notamment au moment où des tentatives de rassemblement de l’opposition politique malienne émergent autour de figures religieuses et politiques influentes, accentuant davantage la pression sur les autorités de Bamako.

L’Algérie joue-t-elle également un rôle dans l’asphyxie économique du Mali ?

Certains analystes évoquent une implication directe ou indirecte dans le blocus économique imposé par le JNIM, qui entrave la circulation des biens et fragilise davantage les populations civiles. Si cette hypothèse se confirme, elle renforcerait l’idée d’une stratégie de déstabilisation multiforme, où la pression sécuritaire s’accompagne d’un étranglement économique.

Assurément. Un Mali durablement affaibli pourrait devenir un véritable sanctuaire pour les groupes terroristes, attirant des combattants venus de toute l’Afrique, du Moyen-Orient et d’autres régions du monde. Une telle évolution représenterait une menace directe pour les pays voisins, notamment le Niger et le Burkina Faso, déjà confrontés à une insécurité persistante.

La contagion pourrait-elle s’étendre plus largement en Afrique de l’Ouest ?

Le risque est réel. Le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée et la Mauritanie pourraient à leur tour subir les effets d’une expansion terroriste incontrôlée. Au-delà du continent africain, cette instabilité favoriserait aussi les trafics transfrontaliers d’armes et de drogue, tout en accentuant les flux migratoires irréguliers vers le Maghreb et l’Europe.

La réponse semble évidente : toute action ou inaction qui affaiblit l’État malien, encourage les séparatismes ou banalise les alliances avec les groupes terroristes constitue une menace pour la sécurité collective. Il devient donc impératif de soutenir l’intégrité territoriale du Mali, de refuser toute complaisance envers les acteurs armés et de prévenir la transformation du pays en foyer permanent de déstabilisation régionale.

En définitive, la question centrale demeure : la stabilité du Mali n’est-elle pas devenue aujourd’hui un enjeu de sécurité internationale ? Si la réponse est oui, alors la vigilance ne peut plus être sélective, et chaque acteur régional doit assumer pleinement ses responsabilités.

L.Y

Citoyen malien

 

 

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